Quand l’Égypte était amazigh.

Texte publié en 2007. Son objectif ? Se servir de la découverte scientifique pour booster le militantisme pour une Kabylie libre. C’était l’époque où pratiquement tout était permis pour servir la cause Kabyliste. Aujourd’hui l’ADN va dans le sens de la découverte de monsieur, Lucotte. 

Une extraordinaire découverte scientifique a été faite au sujet de l’Égypte. En effet, monsieur Lucotte anthropologue français qui travaille aux ÉTATS UNIS a rendu public un article d’une importance fondamentale pour l’histoire humaine. Particulièrement pour les imazighens.

Il montre, par des analyses génétiques que le fond ancien des populations égyptiennes est majoritairement AMAZIGH. Plus nous avançons, soutient-il preuve scientifique à l’appui, vers le Nord égyptien, la population est amazighe. Et vers le Sud, elle est Nubienne. Ce même fond AMAZIGH est prépondérant en Libye. Mais cela n’est pas une découverte pour les imazighenes.

Pour mémoire, c’est du Lebu, grande tribu amazighe tout comme les tribus Temehu, Tehenu – citées par les sources égyptiennes – qui entretenues des relations privilégiées avec l’Égypte que dérive le mot Libye. Plus tard, cette même branche amazighe accédera au trône de l’Égypte par l’entremise de sheshonq et fondera la XXII dynastie. Il est le Shishak de la Bible hébraïque (14 h 25 Rois 1 ; 2 Chroniques 12:1-12).

Ce long voyage vers un passé lointain rendu possible par la science, la technologie. Replace les imazighenes en cœur même de l’histoire et apporte un éclairage nouveau sur l’origine d’une des plus grandes civilisations que la terre n’ait jamais vu naitre. Féconde en savoir, architecture, mathématique, religion, art, astrologie… Un héritage, certes universel, mais que l’Amazigh peut, doit légitimement revendiquer et s’approprier, au côté de ses frères et sœurs africains.

Tout Amazigh sensible à l’inextricable situation que traverse son peuple se posera ces questions : cette découverte, renferme-t-elle, en son sein, la réponse ou tout du moins des indices sur l’origine des Imazighenes ? Expliquera-t-elle les raisons de l’énigme ? Dévoilera-t-elle les initiateurs du mystère amazigh ? Hélas, pour l’instant seul l’avenir détient les réponses. Cependant, gageons qu’elle nous les révèlera à temps. Après quatorze siècles d’obscurité, on peut attendre, patiemment, le lever du soleil.

Par contre, on peut, sans craindre de se faire happer par un attrape-nigaud, esquisser un bégaiement de certitude : toutes les études historiques, les travaux théoriques soutenant une origine blanche et d’ascendance AMAZIGHE de l’ancienne Égypte, tout en soulignant l’apport d’autres peuples, spécialement des Nubiens, viennent d’être confirmées par la génétique.

À présent, il (s) se voit conforté par la science…

Monsieur, Bernard Lugan, docteur en histoire, africaniste… n’hésite pas à parler d’un tremblement de terre. D’un séisme qui emportera toutes les thèses de nombreux « savants » sur lesquelles repose l’histoire officielle de l’UNESCO, le congrès de Durban. Leurs travaux, affirme-t-il, seront pulvérisés, réduits à néant par la découverte de monsieur Lucotte.

Toutes les études relatives aux origines des fondateurs de l’Égypte basées sur le mensonge, la propagande et la négation des falsificateurs de l’histoire, déguisés en justiciers de l’Histoire, s’écrouleront.

Son hypothèse développée dans son livre « Histoire de l’Égypte ancienne » chapitre : L’influence amazighe dans la création de l’Égypte – paru deux ans avant la publication de monsieur Lucotte – démontre par les apparentements, les styles artistiques, une matrice culturelle commune aux anciens Égyptiens et aux chasseurs du Sahara oriental de souche amazighe. Leur influence a été déterminante dans la construction de cette magnifique et noble civilisation. Réfutant la thèse des afrocentristes d’une Égypte exclusivement noire. Bien en contraire, il écrit que l’apport du monde méridional encore plus oriental fut relativement faible. Il a mis en avant l’apport considérable des Imazighens.

Ce qui est extraordinairement regrettable, choquant même, est l’incroyable, l’intolérable silence des élites concernées, en premier lieu. Mais Bon Dieu voilà une découverte qui replacera les peuples amazighs au centre de l’histoire humaine. Où sont-ils nos scientifiques, lesquels de temps en temps, un dimanche-nocturne d’hiver, sautillent d’un site amazigh à un autre, étalent leur connaissance pour éclaircir, recadrer les conversations des infortunés ignares du bas peuple avec un savoir académique et un moralisme frisant le rigorisme théologien. Que c’est amusant de les suivre d’un site amazigh à un autre !

Une telle lumière ne sied-elle point à leurs yeux de myope ? Préfèrent-ils laisser les occidentaux commenter et les ségrégationnistes qui martyrisent tamazight et ses locuteurs polémiquer et réfuter. Intelligentsia abandonnée ou pire ignoré par les muses, trémoussant d’impatience devant les portes des librairies, proposant le livre sur l’Amazigh, écrit par Dadatsun l’occidental.

Eh ! Petit, ton monsieur, Lugan, est connu pour ses thèses controversées. De plus, son parcours politique ne plaide pas en sa faveur, rétorqueront-ils les politiquement correct, les pacifistes amazighs à l’esprit formaté par qui a l’art de transformer un bourreau de la pire espèce en pauvre victime innocente.

Soit, admettant que tout ceci n’est qu’un canular pour adolescent en mal d’inspiration ! Cependant, en ces temps de communication tous azimuts ne faut-il pas créer l’évènement pour parler de soi ? Ne sommes-nous pas aptes à affronter une meute déchainée pour diriger les projecteurs sur notre peuple ? Si pour certains, les fêtes zénith suffisent amplement à leur bonheur folklorique. Pour moi, leur comportement peut aveugler et m’empêcher de voir les obstacles parsemés sur la route de mon peuple.

Firmus

Site kabyle

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